Pour aller plus loin

POUR CEUX QUI AIMENT LIRE 

« Rencontre avec John O’Brien« , article publié par le Télégramme, à lire ici

Voici un second article de Franceinfo sur le combat de l’île d’Arranmore à retrouver ici

Ainsi qu’un reportage d’Euronews à regarder ici

« Politique Commune de la Pêche« , article publié par le Commission européenne à lire ici

Pour mieux comprendre les enjeux de la pêche durable, un article de Bloom à lire ici

« Dans les coulisses du lobbying », un article de L’Imprévu à lire ici

« Le bon lobby », un article de Vox Europe à lire ici

 

 


Voici une vidéo, en anglais, qui relate la prise des casiers de John O’Brien par un chalutier danois : 

 


 

Flotte de pêche

Un schéma de BLOOM à retrouver ici


N’hésitez pas à consulter le « Livret du citoyen Européen« , très complet et bien agencé par Mouvement Européen France, les Jeunes Européens France et l’AFCCRE :

 

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Autour du film

Un regard neuf sur le Parlement européen

Le film n’est pas une critique pas et ce n’était d’ailleurs pas mon but. Il montre la réalité et ses absurdités, les « jeux » et enjeux entre les Etats européens – forts – et Bruxelles, tout en ouvrant de nouvelles perspectives et en offrant de nouvelles clés de compréhension, de nouveaux espoirs pour les citoyens. Bruxelles n’est pas une machine « folle » contrôlée par des fonctionnaires. Depuis le traité de Lisbonne, nos parlementaires ont le pouvoir de dire non, de faire réviser ou de contourner les propositions des fonctionnaires de la Commission. Nous devons davantage travailler avec eux. Ce sont d’ailleurs des citoyens de terrain pour la plupart. Certes, ce sont les grosses entreprises et les lobbys qui pèsent le plus dans les négociations, mais les petits sont aussi représentés et écoutés : il faut simplement les encourager et les aider en donnant de notre temps, en nous investissant davantage. L’Europe faite et guidée par nous, les citoyens, voilà ce que nous devons mettre en place pour nos enfants. 

 

Le combat de John et le rôle de la caméra

Je montre seulement ce que John découvre au Parlement, comme tout citoyen lambda qui se rend dans ces lieux. Faire bouger les choses là-bas demande de la patience mais tout est possible. Tout est ouvert au public contrairement à ce que l’on pourrait croire : c’est l’endroit le plus démocratique que je connaisse. Les politiciens et les médias nous le décrivent comme une tour d’ivoire impénétrable et incompréhensible, mais la réalité est tout autre : rien n’est secret, il n’y a pas de conspiration. Quant à la relation de John à la caméra, il ne s’est jamais servi d’elle. Il souhaitait avant tout rester indépendant, tant financièrement que vis-à-vis des politiques, ou de quelque influence que ce soit, pour préserver son intégrité. Il voulait apprendre, conseiller les autres, partager sa vision. De mon côté, je travaillais avec les personnes de son entourage pour savoir où être au bon moment pour filmer. Mon rôle n’était pas d’interférer avec la réalité : je me souciais seulement de m’assurer qu’une caméra soit là à toutes les réunions, tous les évènements importants. Après, qu’on le veuille ou non, une caméra a toujours une incidence sur la réalité que l’on filme. Je pense d’ailleurs qu’elle a davantage influencé les personnes gravitant autour de John que John lui-même. Il a cette force de caractère, cette volonté et en même temps cette humilité intérieure naturelle qui le protègent de tout, comme un bouclier naturel. C’est fascinant. Je pense aussi que c’est pour cela qu’il était tant apprécié à Bruxelles et au sein du gouvernement irlandais. Il n’avait nullement besoin de la caméra pour faire son chemin et j’essayais de l’encombrer le moins possible. 


Le gaélique et la place des régionalismes au sein de l’Europe

C’est important que le film soit en gaélique car c’est une langue qui ne s’exporte pas, ou mal. Il n’existe pas de film pour un large public dans cette langue. Il y a comme une gêne, une peur, ou un complexe à la partager face à l’anglais qui domine. Pendant les sept cents ans d’occupation anglaise, les Irlandais ont appris à ignorer puis à cacher leur langue, puisqu’elle était interdite. Je pense donc que ça leur est difficile d’en être fiers à grande échelle. Le gaélique est la première langue dans laquelle John s’exprime. Je devais donc aussi respecter cela pour lui, pour les siens et pour son pays. Il est temps que l’Europe et le monde montrent plus de respect pour les langues et les cultures de chacun, et ce film en est la démonstration. La culture des Irlandais, leur façon de penser, de voir les choses, de s’exprimer sont bien différentes des nôtres. Les régions du pays ont chacune une forte identité. Si vous allez dans l’Ouest, vous pénétrez dans un autre monde, tandis que l’Est ressemble plus à l’Angleterre ou au reste de l’Europe. Le gaélique est différent du nord au sud, ils ne se comprennent pas entre eux, c’est très drôle. Il faut tous les prendre en considération et respecter les différences de chacun. C’est un film régionaliste en quelque sorte, mais tout autant européen et mondialiste, qui respecte la différence et l’authenticité de chacun. 

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